sports

Carburant : le gouvernement instaure l'état d'urgence énergétique

L'état d'urgence énergétique est instauré sur l'ensemble du territoire malgache pour une durée de quinze jours, à la suite d'une décision prise en Conseil des ministres ce mardi 7 avril 2026. Cette mesure exceptionnelle intervient dans un contexte de crise énergétique marquée par un déséquilibre entre l'offre et la demande, aggravé par les répercussions de la situation géopolitique internationale, notamment au Moyen-Orient.

Selon les autorités, cette situation perturbe fortement le fonctionnement des services publics essentiels et impacte directement les activités économiques du pays. Les ménages en subissent également les conséquences au quotidien, avec des difficultés croissantes liées à l'accès à l'énergie. Le gouvernement justifie ainsi le recours à l'état d'urgence par la nécessité de garantir la continuité des services de base et de préserver la stabilité nationale.

Ce dispositif permet à l'État de mobiliser rapidement des moyens exceptionnels afin de faire face à la crise d'approvisionnement en énergie. L'objectif affiché est de rétablir progressivement l'équilibre du secteur tout en assurant la sécurité énergétique du pays, considérée comme un enjeu stratégique majeur pour la souveraineté nationale.

Dans ce contexte déjà tendu, l'Office malgache des Hydrocarbures (OMH) a publié, dimanche 5 avril 2026, les prix maxima des carburants applicables à la pompe pour le mois d'avril. Fait notable, ces tarifs sont restés inchangés par rapport au mois précédent, malgré l'instabilité du marché international du pétrole. Les prix annoncés sont les suivants : le super carburant (SP95) est fixé à 4 900 ariary le litre, le pétrole lampant à 3 510 ariary le litre, et le gasoil à 4 660 ariary le litre.

Cette stabilité tarifaire soulève des interrogations, dans la mesure où la politique économique malgache repose en principe sur la « vérité des prix », c'est-à-dire un ajustement en fonction des fluctuations du marché mondial. Certains observateurs estiment ainsi que l'État aurait déjà amorcé une forme de régulation des prix afin de contenir les impacts de la crise, avant même la proclamation officielle de l'état d'urgence énergétique.

L'approbation du décret par le Président de la République et la Haute Cour Constitutionnelle confère à cette décision un cadre légal solide. Reste désormais à observer les mesures concrètes qui seront mises en œuvre dans les prochains jours pour atténuer les effets de cette crise et répondre aux attentes de la population.

-----

Source originale: www.madagascar-tribune.com →